

La neuroéducation s'inscrit comme un pont entre les neurosciences et l'éducation, permettant de repenser l'apprentissage pour un meilleur épanouissement de tous. Son objectif principal est d'optimiser les conditions d'apprentissage en s'appuyant sur les connaissances acquises sur le fonctionnement du cerveau.
La neuroéducation et l'association de deux disciplines : les neurosciences et les sciences de l'éducation. Grâce au progrès technologiques de l'imagerie cérébrale l'IRM, on peut savoir ce qui se passe dans le cerveau pendant l'apprentissage. Son but est d'établir le lien qui existe entre la neurobiologie et sciences de l'apprentissage afin d'indiquer les orientations et les pistes à explorer.

Tout au long de la vie, le cerveau est en modification continue. Chaque jour, des nouvelles connexions entre neurones se créent,par contre les connexions existantes les moins utilisées s’affaiblissent ou disparaissent. Les connexions les plus sollicitées se renforcent. Le cerveau est un organe malléable, qui adapte sa structure à son environnement.

Lors de l'apprentissage d'une nouvelle activité ou l'acquisition d'une compétence, la région cérébrale associée à cette nouvelle activité se modifie par le recyclage neuronal, pour acquérir de cette nouvelle compétence, c'est-à-dire que les interconnexions de neurones au sein de cette région cérébrale sont modifiées.

Le cerveau acquiert des habitudes et des croyances. L'inhibition désigne donc la capacité du cerveau à contrôler des intuitions, ou des habitudes spontanées fausses pour les remplacer par des stratégies correctes. L'activation des neurotransmetteurs inhibiteurs désactive des réseaux de neurones responsables de ces intuitions ou habitudes. C'est pour cela qu'il est souvent difficile de changer une mauvaise habitude ou croyance.

L'un des principaux piliers de l'apprentissage est l'attention et la motivation. C'est grâce à l'attention qu'on peut, apprendre comprendre et consolider. La neuroéducation essaie d' en découvrir les racines physiologiques et cérébrales.



1) Tout se joue avant l’âge de 3 ans : archi faux : il est donc possible d’apprendre de nouvelles choses, quel que soit l’âge.
2) Il existe des périodes précises pour certains enseignements : l’acquisition des compétences et l’apprentissage peuvent se faire tout au long de la vie.
3) On n’utilise que 10% de notre cerveau : bien au contraire, notre cerveau est actif à 100 %, et que toutes les connexions sont utilisées en interaction.
4) On est cerveau gauche ou cerveau droit : faux, il y a une grande communication entre les deux hémisphères par l’intermédiaire du corps calleux.
5) Le cerveau de l’homme est différent de celui de la femme : les cerveaux sont différents pour chaque individu, quel que soit le sexe.
6) Le cerveau humain est multitâche : le cerveau humain ne peut effectuer qu’une seule tâche à la fois.
7) Individus visuels, auditifs ou kinesthésiques : à l’origine de cette approche est la PNL qui ne se base sur aucun fondement scientifique.
La psychologie de l'enfant montre que tous les enfants naissent avec des qualités innées. Ils sont curieux, comme on peut le voir chez les bébés qui veulent toucher à tout. Ils sont sociables et adorent le contact et le jeu avec les autres bébés. Ils sont aidants et coopératifs, exécutant volontiers les tâches qu'on leur demande. Enfin, ils sont empathiques, les bébés pouvant pleurer avec leurs mères ou entre eux.
Ces qualités peuvent se renforcer et persister en fonction de l'entourage. Plus l'enfant reçoit de réconfort, d'attention et de plaisir, plus ces effets sont durables. Un environnement social favorable permet au cerveau de sécréter des neurotransmetteurs indispensables à l'harmonie psychologique de l'enfant, tels que l'ocytocine, la dopamine, et les endorphines.
L'ocytocine aide à être empathique et agit comme un excellent anxiolytique, étant responsable de l'attachement. La dopamine suscite le plaisir de vivre, la motivation et la créativité. La sérotonine est produite chaque fois que l'on vit des moments de bonheur. La qualité de l'environnement social et des rapports humains est essentielle pour améliorer le fonctionnement cérébral de l'enfant.
En revanche, le stress détruit les neurones dans le cerveau à cause de la sécrétion prolongée de molécules telles que le cortisol, ce qui affaiblit l'immunité. En cas de stress excessif ou de peur intense, les performances cognitives diminuent. Grâce au développement des neurosciences et à l'imagerie cérébrale, on sait aujourd'hui que nos émotions sculptent le tissu neuronal.



La mémorisation suit un processus chronologique composé de trois étapes:
1) L'encodage des nouvelles informations dans le cerveau et de nouveaux réseaux cérébraux neuronaux sont créés.
2) La consolidation représente le temps pendant lequel on grave les informations c'est le tremplin entre la mémorisation et la récupération.
3) La récupération c'est le stade avec lequel nous cherchons à utiliser nos acquis.
La mémoire à court terme.
La mémoire à court terme permet de stocker des informations temporairement. Elle permet de garder une information quelques secondes pas plus. On ne peut maintenir dans la mémoire à court terme que plus au moins 7 éléments à la fois.
La mémoire de travail.
Elle est comme une usine de traitement ou un centre de digestion, elle sélectionne des informations à garder ou non, pour les renvoyer vers les mémoires à long terme.
La mémoire à long terme.
Elle trie les informations utiles et inutiles, elle les stocke pendant plusieurs années.elle enregistre et organise les connaissances les compétences grâce à un organe qui s'appelle l'hippocampe.


La résilience est la capacité de surmonter les difficultés et de vivre une vie normale après avoir vécu un traumatisme. C'est reprendre un nouveau développement après des épreuves psychiques très difficiles. Dans un trauma, certaines parties du système limbique responsable des émotions et de la mémorisation sont atrophiées, ce qui se traduit en termes de comportement par une mauvaise régulation des émotions, une anxiété accrue. L'enfant traumatisé perçoit le monde comme une menace permanente. Son cerveau sécrète aussi beaucoup de cortisol, l'hormone du stress qui, à long terme, est très nocive pour le corps humain.
En cas de carence affective et relationnelle de la part de la famille et de l'entourage, le cerveau de l'enfant subit des dégâts cérébraux très importants. On observe ainsi une atrophie du cortex préfrontal, impliqué dans le contrôle des émotions. Par contre, un entourage aimant stimule le cerveau et provoque une augmentation de la dopamine qui facilite l'action et le plaisir, et de l'ocytocine, l'hormone de la confiance et de l'attachement.


PERPIGNAN, FRANCE.
RABAT, MAROC.